Jean et le monde agricole

Quand, à 21 ans, Jean Verdun approche le monde agricole pour la première fois, il est sans le savoir à la recherche d’une façon d’avoir "les pieds sur terre". Il s’agit évidemment d’abord d’un gagne-pain, mais à travers les années Jean va trouver mieux qu’un travail alimentaire dans ce milieu en pleine évolution.
Qu’il s’agisse de son écriture ou, plus tard, de sa manière de diriger une obédience maçonnique, Jean veut rester un paysan, ce que ses origines familiales et ses trois grands initiateurs, Michèle, Jacqueline et Antonin, ne le disposaient pas à devenir.
Devenu spécialiste en communication agricole pour des fournisseurs de l’agriculture ou des organisations professionnelles agricoles, Jean aime aller vérifier "en plaine" ou à l’étable ce que ses clients lui ont dit. Il aime les petits-déjeuners après la traite du matin, le coup d’œil en bout de champ sur la qualité d’un labour, l’odeur des ensilages de maïs ou de la laine des moutons, la marche dans les chaumes ou dans les vignes.
Jean Verdun portera toujours un regard paysan sur la littérature, la politique ou le théâtre. Quand il commencera de travailler avec la jeune photographe Laurencine Lot, il sera avec elle d’une extrême exigence sur la qualité des photos, mais tout autant sur la qualité des blés, des maïs, des luzernes, des vaches, des colzas et il utilisera la rapidité de son regard de photographe de théâtre pour de spectaculaires photos aériennes.
Jean n’a pourtant écrit qu’une seule pièce inspirée directement par la vie en exploitation. C’est Retour au bercail, dont l’action se passe dans une ferme céréalière de la Beauce, mais il est facile de discerner par ailleurs ce que Jean doit à l’agriculture, en particulier dans La Réalité maçonnique. Sa vision du vécu en loge et au sommet d’une obédience est celle d’un terrien qui analyse ses sols et fait le tour de sa propriété.