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Retournons
rue Montorgueil Libéré
de l’armée, Jean a retrouvé Paris et son quartier
le plus animé, celui des Halles. La rue Montorgueil le fascine
avec ses petits commerces, ses restaurants et la façade défraîchie
du « Rocher de Cancale » où à l’époque
romantique on emmenait souper les actrices. |
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Le
Figaro littéraire rend compte comme suit de ce troisième
roman : « Des personnages bien campés, drus, solides, antipathiques ou sympathiques à la fois vivent une action implacable dans laquelle l’argent, les affaires, l’âge et l’amour gardent toute leur importance. C’est l’antagonisme entre le vieil imprimeur, consciencieux, fidèle au travail bien fait, sûr de ses droits, peu commerçant, mais âpre au gain, et les hommes d’affaires, financiers, comptables et femmes ambitieuses…. » « Certaine évocation de l’île de Chatou est d’un réalisme impressionnant avec peu de mots. C’est un roman solide et intelligent…. » J.L. Prévost, lui, résume le roman en trois lignes pour une notice bibliographique : « Ce roman réaliste a pour cadre le quartier des Halles et une entreprise d’imprimerie et de brochage. De froids intérêts, des impulsions violentes opposent trois hommes et deux femmes dans un jeu complexe. L’une d’elles périt dans des conditions horribles. Une curieuse figure se détache, celle de Goulet, comptable doublé d’un poète surréaliste. Le récit est animé, bien conduit, mais immoral d’un bout à l’autre. » |
| Retournons rue Montorgueil Morceau choisi Elle se décida tout à coup à se dévêtir. Elle portait un sweater à manches longues et une jupe en gros tissu imprimé avec deux larges poches rondes sur le devant. Elle dégrafa sa jupe qui tomba autour de ses pieds et elle retira son sweater, apparaissant à Georges, qui se tenait debout devant le lit, de dos, un jupon autour des reins, les épaules nues, voulant manifestement aller vite, en finir le plus tôt possible, ne pas montrer qu’elle avait peur, qu’elle se déshabillait pour la première fois devant un homme. Retournons rue Montorgueil, page 239. |